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Saison 2009/2010 Les enjeux Articles presse

5/10/09

 

Patinage - Brian Joubert, les Jeux d’une vie
 

Jean Berthelot de La Glétais, le vendredi 25 septembre 2009 à 04:00

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Passé à côté des deux précédentes éditions des Jeux olympiques (14e à Salt Lake City, 6e à Turin), Brian Joubert n’a qu’une obsession : décrocher l’or à Vancouver, en février. Déterminé et sûr de sa force, le Poitevin, qui défendra d’ici là son titre de champion d’Europe de patinage artistique en Estonie, en janvier, estime se sentir « mieux que jamais » à l’aube de cette saison décisive.

Vancouver. Interrogé sur le pronostic du président de la Fédération française des sports de glace, Didier Gailhaguet, lequel prédit que Brian Joubert va « atomiser » ses adversaires aux Jeux olympiques de Vancouver, le Poitevin n’esquive pas. « C’est le but, assure-t-il. Tous les matins, en me levant, je ne pense qu’à cela. Je veux cette médaille d’or. Je sais que la concurrence est dure, mais si je travaille bien, si le mental suit, je me sens au-dessus de mes adversaires. J’ai quatre, cinq mois à être rigoureux d’ici aux JO. J’ai même arrêté la moto ! L’an dernier, j’ai eu un accident. Ça peut très bien encore m’arriver cette année. Ça m’embêterait de déclarer forfait aux Jeux et de mettre vingt ans de travail à la poubelle », explique-t-il.

Sa forme actuelle. « Je me sens mieux que jamais, je prends un pied incroyable à l’entraînement ! se félicite Brian Joubert. Les deux programmes sur lesquels je travaille me conviennent parfaitement, je pense que j’ai les armes pour bien les maîtriser. » De nouveau entraîné, depuis avril dernier, par Laurent Depouilly, qui avait déjà été son coach en 2003-2004, le champion du monde 2007 estime avoir retrouvé du plaisir à patiner. « Je m’amuse enfin, avoue Brian Joubert. Avec Jean-Christophe (NDLR : Simond, son entraîneur entre 2006 et mars dernier), ce n’était plus vraiment le cas. L’équipe qui m’entoure est vraiment celle qu’il me fallait. Depuis notre première collaboration, Laurent (Depouilly) et moi avons mûri. Surtout moi, qui en avais bien plus besoin ! » rigole-t-il. « J’ai, de plus, perdu 1,7 kg ces dernières semaines. Je le sens énormément lorsque je tente des quadruples sauts, mais il me reste encore 1,5 kg à éliminer », estime celui qui reconnaît avoir été « gêné » par son surpoids.

Son mental. « Je ne dois pas me focaliser sur Vancouver », tente Brian Joubert, comme pour faire parler la raison avant le cœur, lequel reprend vite le dessus. « Depuis l’âge de 17 ans, je dis que je veux être champion olympique. Pour un sportif, on ne peut rêver mieux, mais la meilleure préparation mentale possible sera de bien figurer d’ici là dans les différentes épreuves auxquelles je participerai. » Lucide, le Poitevin sait que le mental peut être son point faible, et entend donc tout mettre en œuvre pour ne pas accumuler les contrariétés avant Vancouver. « Etre au village olympique, par exemple, est quelque chose qui me pèse, précise Joubert. Je vais tenter au maximum de me tenir à l’écart, tout comme je ne veux pas arriver trop tôt en Amérique du Nord, pour ne pas me mettre trop de pression. Je pense arriver quelques jours avant seulement. » Contrairement à d’autres sportifs en revanche, celui qui s’est classé deuxième des derniers masters d’Orléans ne fait pas appel à un préparateur mental. « Je l’ai fait en 2006, et la seule chose que j’en retiens, c’est que j’ai perdu 1.800 euros », sourit-il.

Ses adversaires. « Plus la bagarre est grande, plus je dépasse mes limites », prévient Brian Joubert. Le triple champion d’Europe aura justement fort à faire à Vancouver, le Suisse Stéphane Lambiel et le revenant russe Evgueni Pluchenko, respectivement vice-champion et champion olympiques. « Je ne les néglige pas, bien au contraire. Je regarde ce qu’ils font, il paraît qu’ils sont en grande forme. Tant mieux, savoir qu’ils sont “au taquet” m’oblige à travailler encore plus, mais je le vérifierai lors du Trophée Bompard (à Paris, du 16 au 18 octobre). En 2006, je ne pouvais pas battre Pluchenko. Aujourd’hui, je pense que, même s’il patine très bien, je suis au-dessus de lui. Je veux cette médaille d’or », conclut un Joubert plus déterminé que jamais.

 


 PATINAGE  Le Suisse Stéphane Lambiel, double champion du monde de patinage artistique, étaient en tête hier du trophée d'Oberstdorf, qualificatif pour les jeux Olympiques 2010, pour son retour en compétition, un an après avoir annoncé qu'il se consacrait aux galas.














Les sportifs, la retraite, le retour

En près de deux mois, deux championnes belges de tennis, Justine Henin et Kim Clijsters, sont sorties de leurs retraites dorées pour reprendre la compétition au plus haut niveau. Pour des raisons différentes.
En ce qui concerne Clijsters, il s'agissait d'une coupure de deux ans, durant laquelle elle accoucha d'une petite Jada. Dès son retour, elle remporte haut la main l'US Open, devenant seulement la troisième joueuse à remporter un tournoi du Grand Chelem après être devenue maman. Justine Henin, en revanche, n'a pas la grossesse pour justifier son absence.[................]

Le cas de Justine Henin rentre évidemment dans cette catégorie, mais d'autres exemples récents viennent corroborer les propos de M. Ladauge. Ainsi, Janne Ahonen, quintuple champion du monde de saut à skis et à la retraite depuis trois ans, vient d'annoncer son retour pour les JO d'hiver de Vancouver, où il visera un premier titre olympique. Quant à Evgeni Plushenko, champion olympique de patinage artistique en 2006, il revient sur la glace, lui aussi dans l'optique de Vancouver, pour tenter de conquérir un deuxième sacre consécutif.

 

Finalement, les raisons qui poussent les sportifs à prendre leur retraite sont assez diverses ; de la lassitude à l'âge en passant par la volonté de fonder une famille ou de connaître un autre mode de vie. En revanche, ce qui les incite à redevenir des athlètes de haut niveau, à faire des sacrifices pour retrouver une vie de sportif, ne diffère pas. Ils évoquent tous cette "flamme", cette envie de revivre des sensations qu'ils ne peuvent retrouver nulle part ailleurs, cette adrénaline de la compétition qui constitue l'essence même du sport

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